Par cette Tribune du mois de mars 2012, Décil souhaitait manifester son soutien et un profond respect à toutes les victimes que fabrique la politique néolibérale imbécile qui s’est emparée de la tête de presque tous nos dirigeants français et européens. Le suicide mercredi 4 avril de Dimitris Christoulas ne fait que renforcer notre indignation et notre détermination à changer de modèle.
Au moment où a été écrite cette Tribune, la presse locale se faisait l’écho de l’état de délabrement général de nos écoles et de la grande inquiétude qui gagnaient les familles de notre ville. Il était aussi possible de faire un premier bilan des réunions publiques de quartier : elles avaient toutes été houleuses. La dernière à laquelle j’ai assisté au centre social des Eglantines, dans le quartier des Peintres et des Médecins, en décembre, remporta le pompon : l’absence de chauffage depuis plusieurs semaines emportait la colère de tous. Un père de famille évoqua avec émotion, dignité et incompréhension les pleurs des enfants de son voisin que le froid réveillait la nuit.
Mais comment croire en 2012 à l’impuissance des bailleurs et des élus ? Il est temps de déployer nos forces citoyennes, de faire en sorte que les résidents de nos quartiers soient associés aux décisions, s’approprient les problèmes et puissent intervenir directement lorsqu’il s’agit de besoins aussi essentiels.
A l’impérieuse nécessité de tels dispositifs citoyens, je crois.
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